La route dorée

Il existe autant de routes que de trésors ou de biens précieux, de la Route de la soie à celle du jade, mais c’est sur la Route dorée que nous vous invitons.
À l’origine simple chemin tracé par la curiosité naturelle de l’être humain, ces tracés ont évolué pour devenir des routes et des errances, théâtres d’échanges commerciaux, de transmission de pratiques et d’idées.
La route dorée nous transporte sur les routes musicales sublimes et sophistiquées des anciennes civilisations d’Afghanistan, d’Inde et d’Iran, sur les réseaux d’échanges et de commerce établis par l’empire Perse il y a 2500 ans, forgeant des liens entre peuples, marchands et dynasties d’Europe et d’Asie.
Transmises oralement de génération en génération, les musiques de ces cultures sont des sources inépuisables d’inspiration et de beauté avec leurs modes (maqam, dastgâh ou ragas) mélodieux, leurs cycles rythmiques et les pulsations finement calculées et d’une grande complexité. Les phrasés symétriques et géométriques, les ornementations hautement sophistiquées nous rappellent même que la musique connaît des lois communes à d’autres arts, en particulier l’architecture et la peinture.
Les musiciens impliqués dans ce programme, héritiers de très anciennes traditions, font entrer en résonnance les sonorités riches et singulières de leurs instruments, tous ancrés dans une histoire plurimillénaire. Dans le voyage qu’ils racontent, chaque instrument en incarne une étape, se rencontrant au détour des notes et des chemins.
Le rubab du maître Homayoun Sakhi, un instrument décoré d’incrustations de nacre emblématique de la musique afghane, y rencontre le bansuri du prodigieux Shashank Subramanyam, une flûte de bambou caractéristique de la musique indienne et du dieu Krishna, au son particulièrement délicat et envoûtant.
Ils dialoguent dans ce programme avec deux des meilleurs représentants de la musique persane. Le sétar, luth aux sonorités riches et raffinées qui aurait vu la naissance de l’empire Perse, est l’instrument de prédilection du virtuose et penseur musical Kiya Tabassian. Ces dialogues sont enrichis et accompagnés du jeu éblouissant du percussionniste Hamin Honari au tombak, un instrument qui vous séduira par ses rythmes tour à tour suaves et percutants.
Réunis sur la même scène, ces instruments – et ces musiciens – nous racontent une autre histoire des voies qui ont tissé des liens entre l’Orient et l’Occident.
« Samedi dernier, Constantinople a envoûté le public de la salle Bourgie, qui a eu l’impression de voyager sur un tapis volant aux confins de l’Asie centrale. » – LE DEVOIR
Sur scène
La route dorée en concerts
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