Masnavi

Calligraphies musicales

Œuvre la plus influente des littératures persane et soufie en ce qu’elle révéla Jalâl ud Dîn Rûmî comme le Maître du soufisme et édifia le registre poétique dans lequel s’épanouit la parole spirituelle de l’Orient, le Masnavi-I Ma’navi (ou Masnawī) est une source éternelle d’inspiration pour les baladins du monde.

Les six livres qui le composent font vivre 424 histoires illustrant la condition humaine dans sa recherche du Divin. Avec ses 25.000 distiques, les récits allégoriques du Masnavi puisent leur substance des versets du Coran et témoignent des croyances populaires et des modes de vie du XIIIe siècle. L’œuvre adapte également les fables d’Ésope (VIe siècle avant J.-C.)

Puits de science pour les amoureux de musique persane, Dr. Hossein Oumoumi est le maître naturel des frères Tabassian, de plus de trente années ses cadets. Ces compagnons de route ont choisi de revenir aux sources en empruntant ainsi au Masnavi et à d’autres poèmes fameux, pierres angulaires de leur héritage culturel. La flûte ney est y notamment célébrée, en tant qu’elle est investie d’une forte valeur symbolique et sacrée.

Cette performance en trio a été souvent qualifiée à travers le monde comme l’une des plus justes et des plus appropriées à l’interprétation des vers mystiques de Rûmî. Elle met en lumière le répertoire de l’école d’Ispahan, pour laquelle servir le sens poétique est premier sur les vertus esthétiques.

 

Programme (sous réserve)

Première partie: Masnavi (Dastgâh-e Shur)

1- Pish Daramâd

2- Masnavi (poem by Rumi, 13th century)

3- Châr-mezrâb & avâz (poem by Hâfez, 14th century)

4- Avaz dashti (poem by Rumi) & Zard-e malijeh,  Sabâ

5- Masnavi (poem by Attâr, 13th century)

Deuxième partie: Sufi Nâmeh (Dastgâh-e Homâyun)

1- Sufi Nâmeh

2- Châr-mezrâb & avâz (poem by Erâghi, 13th century)

3- Bidâd & Deylamân, Sabâ (poem by Sa’adi, 13th century)

4- Sâghi Nâmeh (poem by Hâfez)

 

Flûte ney

L’histoire du ney est liée à la civilisation sumérienne. En effet au cours de fouilles sur un site sumérien (2800 ans avant J.-C.) on découvrit un ney à six trous qui désormais est conservée au British Museum à Londres. C’est bien plus tard que Guyasettin Nakas dans ses récits de voyages en Chine du Nord en 1419 signale ce même instrument en pays Hitay, actuel Türkménistan oriental, démontrant par là que le ney se jouait depuis longtemps en Asie Mineure.

Depuis le XIIIe siècle, siècle de Mevlana fondateur de la confrérie Mevlevi, le ney est devenu l’instrument fondamental de la musique classique et mystique. Il est en effet considéré comme le symbole de l’âme, qui, séparée du monde céleste, recherche l’union. Image de l’Homme Parfait, il incarne ce que le mystique souhaite devenir : une « écorce transparente animée par le souffle divin » – le premier son émis par le ney se rapprocherait le plus du souffle vital.

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