Né en 1979 à Milan (Italie), Ziya Tabassian commence à jouer le tombak dès l’âge de dix ans. Après une courte période d’initiation en Iran, il continue sa formation en autodidacte au Québec, sa terre d’adoption.

De 1994 à 2001, il étudie la percussion classique occidentale auprès de Julien Grégoire et obtient un baccalauréat en interprétation de l’Université de Montréal. Ses aspirations artistiques, tournées vers les musiques improvisées de la région méditerranéenne et de l’Orient, s’incarnent dans Constantinople, fondé avec la complicité de son frère Kiya Tabassian.

À l’hiver 2003, sa résidence au Banff Centre for the Arts (Alberta) lui permet d’explorer le répertoire de musique contemporaine sur instruments de percussions iraniennes et ouvre de nouveaux horizons pour lui.

Inlassable voyageur, il poursuit ses recherches personnelles à travers des cours de perfectionnement auprès de Bahman Rajabi (Teheran), Aziz Alami (Fès), Trichy Sankaran (Toronto) et Mısırlı Ahmet (Istanbul).

Comme percussionniste, Ziya Tabassian est actif autant dans le milieu de la musique ancienne (périodes du Moyen-Âge, de la Renaissance et baroque) que dans celui de la musique contemporaine et actuelle. Il est aussi très présent dans le champ des musiques dites du monde.

Boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, il a plusieurs dizaines de disques à son actif, dont dix avec Constantinople sous étiquettes Atma et Analekta et deux en duo avec son frère, Kiya Tabassian.

Ziya a également participé à des enregistrements avec le Kronos Quartet, Mercan Dede, Hossein Omoumi, En Chordais et Lo’Jo. Son premier disque solo, Tombak, résultant de ses explorations sonores et de ses recherches des cycles rythmiques dans la musique ancienne persane, est paru en 2007 sous étiquette Ambiances Magnétiques.

Instrument

Le tombak (ou zarb) est taillé dans un tronc de noyer ou de mûrier et recouvert d’une peau de chèvre ou d’agneau. Favori des instruments à percussion persans, l’immense variété de ses timbres et de ses couleurs lui vaut de ne plus servir seulement la pulsation rythmique de la pièce ; dans les années 40, Hossein Tehrâni (1912-1974) fait considérablement évoluer son langage et l’établit comme instrument soliste. Le tombak de Ziya, qui s’accorde, a été confectionné par le maître Hossein Omoumi.

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