Jardins Migrateurs

Rencontre poétique entre cordes et voix...

« Mon jardin est mon œuvre. Ma mémoire est la terre de mon jardin. Tout ce qui pousse sur cette terre, y garde les racines et déchire le sol pour aller ailleurs, pour s’unir à l’univers. »

~ Kiya Tabassian

Rencontre poétique entre cordes et voix, des épopées du Royaume mandingue aux musiques de cours persanes…

 

De tout temps, en tous lieux, la Parole du monde s’est incarnée dans celle, terrestre, du barde, du troubadour ou du griot. Ces artisans poètes, tout autant passeurs que pacificateurs, sont le trait d’union avec les forces de la nature, le divin indicible, la mémoire des anciens. Il leur revient d’entretenir le foyer quotidien de l’âme collective. Entre le djéli malinké conseillant les rois-guerriers et narrant leur glorieuse généalogie, et le barde du Khorasan, lettré et voix du peuple, il ne semble ainsi y avoir qu’une corde de luth… C’est à croire que les mélodies et l’oralité viennent autant de la terre, de l’eau et de l’air que du cœur des hommes.

De nos jours, ces libres penseurs et voyageurs font du monde leur jardin…  Entre ces quatre éternels oiseaux migrateurs, au commencement, la rencontre simple des cordes et des voix qui rappellent aux sources la beauté d’être. Puis, la traversée conjointe des lieux communs de l’imagination, comme une longue respiration face à la marche inexorable du monde et du temps.

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